Sortir de l'histoire officielle

    


Le mouvement communal et municipal au moyen-âge
D'Edmond Demolins

Extrait de Le mouvement communal et municipal au moyen-âge par populaction
« Le but de cet article, qui s’appuie sur le livre paru en 1875 "Le mouvement communal et municipal au moyen âge" : essai sur l’origine, le développement et la chute des libertés publiques en France... d’Edmond Demolins, n’est bien évidemment pas de dire qu’il faudrait revenir au moyen âge, ou à la monarchie ou que la Révolution française n’a rien apporté. Mais il est de souligner le fait que notre système politique, ultra-centralisé (et de plus en plus, si l’on considère que la majorité des décisions politiques importantes sont désormais prises à l’échelle internationale, pour être ensuite avalisées, en urgence qui plus est très fréquemment, par le Parlement français), qui nous mène aujourd’hui à du grand n’importe quoi, n’est en rien le seul possible, ni le seul permettant de garantir nos droits et libertés ; que le fait que le citoyen lambda se sente complètement dépourvu d’influence sur la marche et le futur de sa société n’a rien d’inévitable, encore moins de souhaitable ; qu’il n’est pas normal que toutes choses soient décidées d’en haut, à Paris, Bruxelles ou Washington (FMI), que c’est cela qui aurait été considéré par ceux qui nous ont précédé sur cette terre comme de l’esclavage, eux qui se sont battus (ou au moins ont revendiqué) et ont obtenu de décider eux-mêmes, ensemble, des choses qui les concernaient. On savait il y a quelques siècles que la liberté se défend plus facilement dans la cité que dans de grandes assemblées centrales.»
Donc ce livre est une bonne source sur ce municipalisme disparu.
Mais l’auteur dans sa préface dans la réédition de 2021 est confus.
Les livres des éditions Voxgallia sont plutôt nostalgiques de la royauté et de l’église qui lui était attachée : des Saints, des rois, les croisades, Duguesclin … Le mythe du bon peuple et bon roi contre les coquins nobliaux.
Le monde romain antique serait païen ? Je ne crois pas. Le cercle autour du pouvoir romain était polythéiste, il reniait les croyances païennes du bas peuple plus proche de l’animisme des « barbares ».
Cet auteur du 19e siècle regrette une société chrétienne mais pourtant la fin de l’Empire qu’il rejette était chrétienne.
Les titres de noblesse des hommes du tiers-état est contradictoire mais veut-il anoblir, mettre en majesté, le Peuple ?
Passage peu clair « Si l'église n'avait pas couvert de son manteau ces magnifiques institutions leur nom serait dans toutes les bouches. C'est donc un devoir d'en réveiller la mémoire ...  » Veut-il dire que le haut clergé a écrasé les communes du moyen-âge ?
Fait-il un lien entre commune et chrétienté ?
Il regrette un moyen-âge qui pour survivre à l’effondrement de l’empire romain s’est organisé le plus simplement possible en local, mais le prédateur a pris le dessus par la construction des royaumes francs ou autres.
Il est certain que l’effondrement de l’empire romain a permis l’explosion de la démocratie.
Comme dit James Scot dans "Homo domesticus" il faudrait voir l’effondrement comme un renouveau.
L'auteur ne voit pas qu'il y a lutte entre les pouvoirs et que suivant l'opportunité on va utiliser les intermédiaires. Les évêques se servirent du local pour maintenir leur pouvoir issu de la chute de l'Empire romain. Le Roi a pu utiliser les bourgs contre les barons trop ambitieux. Luttes entre divers pouvoirs alliés avec les intermédiaires. Les bolchéviks ont utilisé les conseils et leur démocratie dite directe pour leur prise de pouvoir et les vider de leur sens ensuite. S'allier avec Makhno et la révolte ukrainienne contre les blancs et ensuite les écraser.