Sortir de l'histoire officielle

    


Les révolutions russes
Luttes et dévoiement


L'un des trois était déjà un brigand, mais là n'est pas le problème puisque après 1917 les bolchéviques les utilisaient pour pénétrer les groupes d'opposants qui n'étaient pas en priorité les capitalistes, la noblesse ou l'église.

 Après avoir entendu, lu et vécu de l'intérieur la propagande communiste (bolchévique, trotskiste ...) et lu des analyses sur la gestion de Kronstadt en 1921 et l'Ukraine de 1918 à 1921 je considère que les dirigeants bolchéviques et leurs appareils, par ignorance ou par malhonnêteté, sont responsables du stalinisme et de ses meurtres. Je ne suis pas anarchiste mais de plus en plus convaincu par l'autogestion et le fédéralisme.
  Vous lirez, à part la propagande officielle, des articles opposés à cette vision mais les propos sont liés à la situation de l'auteur. Par exemple Victor Serge, suivant qu'il était sur place ou expulsé vers l'ouest, son point de vue sur Kronstadt a changé passant dans sa biographie de Trotski d'une condescendance pour des révoltés en dehors du coup à une vision négative sur la répression sanglante dirigée par ce Trotski.
  Comment ces intellectuels, Lénine, Trotski, Staline ..., victimes du tsarisme et tenant des propos socialistes ont désiré le pouvoir exclusif de leur groupe ? Est-ce par le dogme de la dictature d'un prolétariat paradoxalement très réduit dans la Russie de 1917, ou le pouvoir pour le pouvoir et son confort ? Il fallait à tout prix gagner cette guerre civile car la répression les aurait écrasés et quelque soit les moyens en considérant que leur méthode était la seule. En tout cas avec la dictature d'un clan sur une population ils avaient raison de devenir paranoïaques et, après avoir supprimer toute liberté et mouvement d'opposition, éliminer tout opposant ou susceptible de l'être. Trotski, s'il ne mentait pas, s'est complètement trompé et il ne pouvait que nier, masquer et transformer le réalité. Pour lui Kronstadt et la makhnochtchina étaient des bandes d’ignares et de truands. Lisez et vous pourrez juger s'ils ne revendiquaient pas simplement l'application des réformes sociales et de liberté attendues par la révolution de 1917. Lénine, Trotski et Staline ont été des tueurs de rêves. Lire entre autre Rosa Luxembourg «La vie publique entre peu à peu en sommeil. Quelques douzaines de chefs d'une énergie inlassable et d'un idéalisme sans borne dirigent le gouvernement, et, parmi eux, ceux qui gouvernent en réalité, ce sont une douzaine de têtes éminentes, tandis qu'une élite de la classe ouvrière est convoquée de temps à autre à des réunions, pour applaudir aux discours des chefs, voter à l'unanimité les résolutions qu'on lui présente, au fond par conséquent un gouvernement de coterie - une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d'une poignée de politiciens, c'est-à-dire une dictature au sens bourgeois ...». Les soviets vidés de leur fondement étaient morts.

Autre question : pourquoi cette dictature a durée 70 ans ?

Un point de vue : https://comptoir.org/2017/10/24/rene-berthier-la-revolution-doctobre-nest-pas-une-revolution-mais-un-coup-dÉtat-dans-la-revolution/
En pdf sur ce site : un coup d'état dans la revolution

Un dossier du Monde Diplomatique La révolution russe en questions
Un bilan de l'édition pour le centenaire Un centenaire pour rien ?
En pdf sur unprolospecule Un centenaire pour rien par Louis Sarlin

Que cache les mots ?
L'URSS (CCCP) pays soviétique, pays communiste ?
Le communiste est juste une organisation économique où les biens de production et de distribution appartiennent à la collectivité plus ou moins étendue mais pas à l'état.
Soviet veut dire simplement conseil, comme conseil municipal par exemple. A leurs créations ces conseils étaient totalement démocratiques c'est à dire que leur coordinateurs et représentants étaient élus par les membres et juste par eux sans avis d'une quelconque autorité extérieure.
Donc la Russie de 1917 à 1991 était simplement une dictature au main d'un groupe restreint qui par leur histoire de parti se sont nommés bolcheviks, majoritaire en russe.
Ces bolcheviks pouvaient baptiser la Russie de soviétique ou de communiste ce qui ne voulait rien dire comme ces fameuses démocratie populaire de l'Europe de l'Est qui se sont écroulées n'étant pas réellement appuyées sur une base populaire.
Nous devons nous méfier d'un groupe politique qui n'intègre pas la liberté dans ses fondements, celle-ci garantie par des propositions et des applications précises.
Nous devons refuser une réduction des libertés d'expression et de déplacement pour un soi-disant contexte.
Même en temps de guerre un officier peut être élu et sera aussi compétent qu'un officier choisi par un pouvoir hors du groupe. Cette dernière nomination non démocratique ne garantira pas ses compétences comme nous l'avons vu en 1914 et en 1940 en France.
Je reviens aux bolcheviks. Ayant pris le pouvoir par les armes, y trouvant un confort et ayant peurs pour leur vie en cas d’échec ont éliminé tout opposant, même ceux qui ont permis le succès de la révolution d'octobre, les anarchistes, les socialistes révolutionnaires de gauche, mencheviks (ces derniers aussi se revendiquant marxistes) et même des bolcheviks !
Les bolcheviks ont pratiqué leur forfaits toujours cachés derrière les slogans «l'usine aux travailleurs» et «la terre aux paysans».
Pouvant ponctuellement par opportunisme s'allier avec ces groupes qu'ils écraseront ensuite.
Comme tout pouvoir oppressif les Bolcheviks ont cherché pendant leur forfait des ennemis extérieurs et intérieurs, les ennemis politiques déjà cités mais aussi entre autre les koulaks (petits propriétaires terriens) pour mieux les piller pendant la grande famine en Ukraine de 1931 à 1933 et vers la fin les juifs avec le «complot des blouses blanches».

Ce mot de COMMUNISME comme ceux de DÉMOCRATIE et d'ANARCHIE sont chargés dans leur champ sémantique (ce qui est ancré en nous au plus profond, malgré nous) de la propagande de leurs opposants.
Donc que faire de ces appellations pour une refonte de notre société tournée vers l'humain dans un environnement pérenne, hors de toute économie spéculative ?

Terreur bolchevique et stalinienne de 1920 à 1955

Kronstadt

Petrograd rouge par Stephen A. Smith

Emma Goldman - Vivre ma vie (période russe)


La révolution russe par Rosa Luxemburg

Six mois rouges en Russie par Louise Bryant

Nestor Makhno

Marylie Markovitch - La révolution russe vue par une Française - & Pierre Pascal

Les conseils ou soviets - Les soviets trahis par les bolchéviks


Victor Serge - Mémoires d'un révolutionnaire


L'exil forcé d'intellectuels russes

Et un choix de livres sur les anarchistes et la Révolution russe tiré de :
https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Bibliographie-Pour-decouvrir-la-Revolution-russe

Les Anarchistes russes, les soviets et la révolution russe de 1917
D'Alexandre Skirda

https://www.editions-spartacus.fr/
De la 4ème de couverture et du site de l'éditeur «De l’époque des tsars et de l’Union soviétique, on retient l’image d’un peuple russe essentiellement rural, habitué à subir avec résignation des pouvoirs arbitraires le privant de toute capacité d’initiative. C’est oublier que le servage ne fut instauré en Russie que tardivement, ne trouvant sa forme définitive qu’au XVIIIe siècle pour être aboli moins d’un siècle plus tard. Imposé à une population héritière d’une tradition d’organisation collective, il suscita plusieurs révoltes gigantesques, dont celles qui accompagnèrent le mouvement de Pougatchev.
Avec l’industrialisation et l’urbanisation croissante au XIXe siècle, des groupes anarchistes apparurent en Russie ; dans l’exil, certains de leurs animateurs, comme Michel Bakounine ou Pierre Kropotkine, devinrent des figures marquantes du mouvement socialiste international.
En 1917, les anarchistes furent les partisans les plus résolus d’une société fondée sur le pouvoir des soviets – ces conseils de délégués librement élus qui avaient surgi pour la première fois dans l’histoire contemporaine lors de la révolution de 1905. Mais leur conception de ce pouvoir, et du rôle des comités d’usine mis en place par les ouvriers, se révélait en totale opposition avec celle des bolcheviks, qui entreprirent de détruire les groupes anarchistes dès le printemps de 1918.
Alexandre Skirda, après avoir replacé l’action et la doctrine des anarchistes dans l’histoire longue de la Russie, restitue leur rôle dans la révolution de 1917 et expose les raisons et les formes de leurs affrontements avec le pouvoir bolchevik. Il leur donne aussi largement la parole dans une série de textes datant de 1918 à 1927.
À travers la lutte menée par les anarchistes pour l’autonomie des comités d’usine, des soviets et des communes contre la centralisation étatique s’éclairent parfaitement la conception bolchevique du « pouvoir soviétique » et les fondements d’un régime qui ne pourra maintenir sa dictature sur l’ensemble du peuple que par la violence.»

Un article : http://dissidences.hypotheses.org/8765
En pdf : Revolution%20russe/dissidence%20anarchises%20russes.pdf


Plus édité - Jacques Baynac, Les Socialistes-révolutionnaires


Plus édité René Berthier, Octobre 1917 : le Thermidor de la Révolution russe
http://www.cnt-f.org/editionscnt-rp/octobre-1917-le-thermidor-de-la,38

«Il y a 80 ans, un événement d’une ampleur jamais vue allait bouleverser le monde et orienter durablement le destin de la classe ouvrière internationale. Le prolétariat russe et l’énorme masse paysanne ont renversé le tsar de toutes les Russies et établi un système fondé sur les conseils ouvriers et paysans.
Il existe de nombreuses histoires de la Révolution russe. On trouve, en quantités moins importantes, des livres sur les anarchistes et la Révolution russe.
Dans le premier type d’ouvrage, les anarchistes n’apparaissent pas du tout, ou très marginalement. Dans le second type d’ouvrage, qui tente de rendre justice au mouvement libertaire, le travail de restitution du rôle des anarchistes tend à ne pas mettre leur activité en relation avec le déroulement général de la révolution et des problèmes qu’elle a posés. On sait que ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire.
La mythologie fondée par les bolcheviks et leurs héritiers a eu pour fonction de masquer la réalité, l’extra-ordinaire vitalité et diversité des expériences que les acteurs de cette révolution ont tenté de mettre en place...»

Un article http://serpent-libertaire.over-blog.com/2014/09/pi...
En pdf : Revolution%20russe/Thermidor%20de%20la%20Revolution%20russe.pdf


La révolution russe par Rosa Luxemburg
Les éditons de l'aube

Le texte en ligne

Une analyse
«À la suite de la révolution de novembre 1918 en Allemagne qui renverse l’empereur Guillaume II, les spartakistes lancent une insurrection en janvier 1919 à Berlin afin de transformer la République bourgeoise en République populaire. Le SPD alors au pouvoir réprime violemment la révolte et fait assassiner ses deux principaux instigateurs, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Staline condamnera par la suite Rosa Luxemburg en tant qu’ennemie des bolcheviks et son œuvre figurera sur la liste des ouvrages interdits par le pouvoir soviétique, plus bel hommage pouvant être rendu à cette adversaire acharnée des dogmatismes de toutes sortes.»
En pdf : Revolution%20russe/R%20Luxemburg%20la%20revolution%20russe.pdf

Remarques et extraits tirés du texte de Rosa Luxemburg :
Page 7 « ... la social-démocratie allemande s'est efforcée, dès le début, de justifier la campagne de conquêtes de l'impérialisme allemand, à savoir la mission réservée aux baïonnettes allemandes de renverser le tsarisme et de délivrer ses peuples opprimés.»

p23 «Les bolcheviks sont les héritiers historiques des "niveleurs" anglais et des jacobins français.» Les niveleurs anglais ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Niveleurs

p24 On y arrive à ce souhait «l'une des conditions indispensables de cette transformation, c'est de supprimer l'opposition entre l'agriculture et l'industrie, qui constitue le trait caractéristique de la société bourgeoise, pour faire place à une pénétration et à une fusion complète de ces deux branches de production» On voit aujourd'hui les catastrophes sur l'environnement qu'entraîne cette fusion. On peut dire pour elle que les enjeux environnementaux à l'époque n'étaient pas aussi prégnants.

p24 Elle souligne l’opportunisme de Lénine et compagnie par leur revendication «... droit des différentes nations de l'empire russe à décider elles-mêmes de leur propre sort...» «... en contradiction flagrante, tant avec le centralisme, si souvent affirmé, de leur politique, qu'avec leur attitude à l'égard des autres principes démocratiques. Tandis qu'ils faisaient preuve du mépris le plus glacial à l'égard de l'Assemblée constituante, du suffrage universel, de la liberté de la presse et de réunion, bref de tout l'appareil des libertés démocratiques fondamentales des masses populaires ...»

p39-40 L'opportunisme stratégique de Lénine et compagnie apparaît clairement dans leur volte face vis à vis de l'assemblée constituante revendiquée par opposition au gouvernement Kerensky et sa dissolution en novembre après leur prise du pouvoir.

p44 Je ne connaissais pas cette histoire de l'Angleterre «... on voit des parlements réactionnaires ou très modérés, élus sous l'ancien régime par un suffrage restreint, se transformer soudain en porte-parole héroïques de la révolution, en organes de l'insurrection. L'exemple classique, c'est le fameux "Long parlement" en Angleterre, qui, élu et réuni en 1642, resta sept ans en fonctions, et refléta successivement tous les changements de l'opinion publique, des rapports des classes, du développement de la révolution, jusqu'à son point culminant, depuis la timide escarmouche du début avec la Couronne sous le contrôle d'un speaker "à genoux", jusqu'à la suppression de la Chambre des Lords, l'exécution de Charles I° et la proclamation de la république !»

p54 Un système mit en place par Lénine et Trotsky berceau du stalinisme «La vie publique entre peu à peu en sommeil. Quelques douzaines de chefs d'une énergie inlassable et d'un idéalisme sans borne dirigent le gouvernement, et, parmi eux, ceux qui gouvernent en réalité, ce sont une douzaine de têtes éminentes, tandis qu'une élite de la classe ouvrière est convoquée de temps à autre à des réunions, pour applaudir aux discours des chefs, voter à l'unanimité les résolutions qu'on lui présente, au fond par conséquent un gouvernement de coterie - une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d'une poignée de politiciens, c'est-à-dire une dictature au sens bourgeois ...»