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Le rêve du Celte
De Mario Vargas Llosa Prix Nobel de Littérature (2010)

Trad. de l'espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan et Anne-Marie Casès

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/...

« Le thème central de ce roman, conduit au rythme haletant des expéditions, est la dénonciation de la monstrueuse exploitation de l'homme par l’homme.
Roger Casement (1864-1916) découvre l’injustice sociale au fil de ses voyages au Congo et en Amazonie. Au rêve d’un monde sans colonies qui guidera son combat s’ajoutera, comme son prolongement nécessaire, celui d’une Irlande indépendante. Tous les deux marqueront la trajectoire de cet homme intègre et passionné dont l’action humanitaire deviendra une référence incontournable mais que son action politique mènera à un destin tragique.

Après l’assassinat de Leónidas Trujillo, le dictateur de la République dominicaine, dans La fête au Bouc, puis les derniers jours de la féministe Flora Tristan dans Le Paradis – un peu plus loin (2003), Mario Vargas Llosa fait de nouveau d’une fascinante figure historique un héros inoubliable. »

Un article : https://www.paperblog.fr/5116842/le-reve-du-celte-...

Et au format pdf : le rêve du celte

Les 2 lieux où Casement a enquêté :

Au Congo :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_ind%C3%A9p...

« Sur la Boussira, la SAB, avec 150 fusils, obtient 10 tonnes de caoutchouc par mois ; nous, l'État, à Momboyo, avec 130 fusils, en obtenons 13 tonnes par mois. — Alors vous comptez en fusils ? — Partout, chaque fois que le caporal s'en va chercher du caoutchouc, on lui donne des cartouches. Il doit les ramener toutes inutilisées ; ou, à chaque fois qu'il s'en sert, il doit ramener une main droite. » Le problème est que certains caporaux utilisaient les balles pour braconner et ramenaient leurs mains sur des vivants. Et Conan Doyle d'ajouter : « J'ai les photographies d'au moins 20 nègres ainsi mutilés en ma possession » »

En Amazonie :

https://es.wikipedia.org/wiki/Putumayo_(Colombia)

«Un episodio en la historia del Putumayo fue la "fiebre del caucho", época comprendida entre finales del siglo XIX hasta comienzos del siglo XX, en la que la Casa Arana esclavizó y exterminó a miles de nativos de la Amazonía, utilizados como mano de obra para la explotación del caucho. En la actualidad subsisten, sin embargo, diversas comunidades indígenas que resistieron el paso de los conquistadores del siglo XVI, la cauchería y las modificaciones ambientales causadas por la explotación del petróleo y la colonización reciente.»

«Un épisode de l'histoire de Putumayo fut la «ruée vers le caoutchouc», une période entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle, lorsque la maison d'Arana asservit et extermina des milliers d'indigènes de l'Amazonie. pour l'exploitation du caoutchouc. À l'heure actuelle, cependant, il existe plusieurs communautés autochtones qui ont résisté au passage des conquérants du XVIe siècle, de l'usine de caoutchouc et des modifications environnementales causées par l'exploitation du pétrole et la colonisation récente.»

https://www.courrierinternational.com/article/2011...

« La grande exploitation caoutchoutière était divisée en deux domaines, La Chorrera et El Encanto, administrés respectivement par Víctor Macedo et Miguel de Loayza et régentés par quatre cents employés. Pour mieux contrôler les es­claves indiens, les deux domaines étaient à leur tour divisés en vingt sections, chacune comptant dix ou vingt racionales [“rationnels”], c’est-à-dire des contremaîtres ou des hommes de confiance recrutés parmi des Indiens renégats ou des Noirs amenés de la Barbade [et donc sujets anglais] surnommés “les Hyènes du Putumayo”. Le travail consistait à extraire le latex des hévéas de la forêt : au bout de dix jours, les Indiens devaient revenir aux baraquements avec quatorze kilos de latex. On mettait ce qu’ils avaient rapporté sur une balance et si l’aiguille n’atteignait pas le poids exigé, ils étaient fouettés jusqu’au sang et on leur coupait les tendons. Parfois, on les fusillait. ...»